Débat sur le budget ce mercredi au Conseil Municipal. En théorie une séance consacrée à des échanges politiques sur la manière dont, à Gradignan, on dépense 25 millions d’euros, budget annuel de la commune. En pratique, une attitude autiste de Michel Labardin qui, au lieu de répondre aux questions précises des élus d’opposition s’en tient à des généralités (du style “j’ai une vision stratégique… vous vous perdez dans les détails“) quand il n’est pas insultant, taxant par exemple Pierre Auzereau de “ridicule” et Jean-Paul Jourdan de “manquer d’intelligence“.
Les choses avaient bien mal commencé, avec l’annonce de vouloir “condenser les débats car certains voulaient sans doute regarder le match de football“. Ajoutons à cela que l’ensemble des chiffres fournis aux élus étaient incohérents, qu’il s’agisse du rappel du budget primitif de 2009 ou des effectifs du personnel municipal.
Au lieu de répondre à nos interrogations et à notre volonté de dialogue, M. Labardin s’enferre avec une mentalité d’assiégé, ne répond à aucune des questions posées et veut passer au vote sans plus attendre. Il renvoie aux “commissions municipales” où ces sujets seraient traités. C’est un mensonge : d’une part ils ne le sont pas, d’autre part ces commissions ne se réunissent même pas au rythme minimal (deux par an) imposé par le Réglement Intérieur.
C’en était décidément trop. Face à tant d’aggressivité et de mauvaise foi, nous avons décidé de quitter la salle. Tant pis pour les interventions sur les délibérations suivantes, dont une prime conséquente de représentation pour le Directeur Général des Services.
J’ai mal à la démocratie… Au fait, les Girondins sont éliminés.
Denys Breysse